Manifester le 22 février à l’occasion de la cérémonie des César, à 18h Place du Châtelet

19.02.2013


Le syndicat national Force ouvrière des réalisateurs et techniciens de l’audiovisuel et du cinéma (FORTAC) et le Syndicat national Force Ouvrière des artistes (SNLA-FO) appellent les ouvriers, les techniciens, les réalisateurs, les acteurs et acteurs de complément et l’ensemble des salariés du travaillant dans le secteur de la production cinématographique :

Manifester le 22 février à l’occasion de la cérémonie des César, à 18h Place du Châtelet.

Malgré l’opposition du MEDEF et de la CFDT, le ministère du travail doit étendre maintenant les titres I et II de la convention collective de production cinématographique signée le 19 janvier 2012, notamment pas le FORTAC. Le ministère du travail doit également convoquer maintenant la commission mixte paritaire pour permettre à la poursuite des négociations de la convention collective, titre III pour les acteurs et les acteurs de complément et titre IV pour les personnels administratifs.

Malgré de nouvelles discussions en janvier dernier avec l’APC, l’UPF et le SPI, malgré les demandes de la délégation Force Ouvrière, ceux-ci continuent à vouloir imposer une baisse de 40% des minimums garantis des techniciens dans le cas d’une rémunération à l’intéressement pour les films de moins de 3 millions d’euro. C’est l’une des raisons pour lesquelles la fédération Force Ouvrière des Arts, des spectacles, de l’audiovisuel, du cinéma et de la presse (FASAP-FO) a refusé de signer ce nouveau texte.

Lors de la récente sous-commission d’extension qui examinait les titres I et II de la CCN signée le 19 janvier 2012, le ministère du travail a « attiré» « l’attention des partenaires sociaux (...) sur la nécessité de négocier rapidement les stipulations relatives aux artistes ». Très bien. Que ne convoque-t’il pas alors d’urgence la commission mixte paritaire pour permettre la poursuite des négociations d’un titre III et IV ? Depuis le 28 janvier, plus de trois semaines se sont écoulées, et toujours pas de convocation ! S’agirait-il de gagner du temps pour qu’à l’épuisement des délais fixés par le ministère, il n’y ait qu’un texte qui intègre « les stipulations relatives aux artistes », celui-là même qui prévoit une baisse de 40% des minimums garantis des techniciens ?

L’argument de l’APC, de l’UPF et du SPI pour s’opposer par l’entremise du MEDEF à l’extension des titres I et II de la CCN signée en janvier 2012 est que les salaires des techniciens et des réalisateurs y seraient « inapplicables ». Inapplicable la première grille de rémunération qui reprend celle actuellement en vigueur ? Inapplicable celle qui prévoit dans le cas d’une rémunération complémentaire à l’intéressement une baisse de 20% des minimums garantis ? Cette réduction existe pourtant déjà : « je t’engage à la grille, moins 20, moins 30 » !

Serait-ce une fois de plus aux salariés à payer les baisses de financement du cinéma français ? Plafonnement sans précédent depuis 1947 des ressources du CNC amputant son budget de plus de 150 millions d’euro ; retrait de collectivités territoriales ; baisse des coproductions télévisuelles...

Force Ouvrière a refusé de signer l’accord du 11 janvier 2013 MEDEF-CFDT de flexibilité. Cet accord prévoit entre autres choses la possibilité à tout patron de baisser les salaires, d’augmenter la durée du travail, malgré les garanties collectives, conventions nationales et même du code du travail. Et le salarié qui refuserait pourrait être licencié pour « cause réelle et sérieuse ». Force Ouvrière et la CGT appellent les salariés à se mobiliser (le 5 mars) pour faire échec à cet accord et sa transposition dans la loi. Dans le secteur de la production cinématographique, nous sommes de fait confrontés immédiatement aux mêmes menaces.

Nous n’acceptons pas les conséquences de la renégociation des CCN du cinéma imposée par le ministère du travail depuis 2005 ;

Nous n’acceptons la dénonciation des CCN et grilles conventionnelles des salaires des ouvriers et des techniciens travaillant pour la production cinématographique en 2007.

Nous n’acceptons pas les baisses de salaires qui menacent les ouvriers, les techniciens et les réalisateurs ;

Nous n’acceptons pas que les ouvriers, les techniciens, les réalisateurs, les acteurs, acteurs de complément et les personnels administratifs soient pris en otage des baisses des financements publics et de la concurrence entre les producteurs.