Appel à la grève chez France Télévisions pour la soirée électorale

AFP 25.03.2014

Le syndicat Force ouvrière entend réclamer une amélioration du sort des intermittents du groupe.

Le syndicat Force ouvrière de France Télévisions a déposé un préavis de grève pour dimanche, journée du second tour des municipales, pour «la défense des salariés intermittents» du groupe audiovisuel public, a-t-il annoncé mardi.

«Dans le nouvel accord collectif, signé le 28 mai 2013 et entré en application le 1er janvier 2014, n’ont pas été prises en compte tout un tas de spécificités concernant les intermittents du spectacle, comme les primes de week-end, de sortie, les indemnités de voyages, a déclaré à l’AFP Eric Vial, délégué syndical FO à France Télévisions. Du coup, des intermittents se sont retrouvés avec des baisses de salaires conséquentes, de - 30% en moyenne, et pouvant aller jusqu’à - 70% dans les cas les plus extrêmes.»

«On essaye de trouver un accord avec France Télévisions qui nous dit que ça va se régler ou que c’est un problème de logiciel», précise Eric Vial, qui demande également l’embauche d’un maximum des intermittents de France Télévisions.

FO, qui a recueilli 10,9% des voix aux dernières élections professionnelles à France Télévisions, «appelle les salariés de France Télévisions à cesser leur travail le dimanche 30 mars 2014, pour une durée de 24 heures si, lors des négociations du 27 mars sur l’avenant à l’accord collectif, aucune réponse concrète n’est apportée par la direction», écrit le syndicat dans son communiqué. Le préavis de grève court pour toute la journée de dimanche. Interrogée par l’AFP, la direction n’a pas souhaité faire de commentaire.

Selon Eric Vial, les intermittents représentent 17 à 18% (en équivalent temps plein) des quelque 10 000 salariés du groupe alors que pour la direction, ils ne sont que 8 à 9%. Ce préavis de grève à France Télévisions intervient alors que patronat et syndicats se sont entendus dans la nuit de vendredi à samedi, à l’issue de négociations au forceps, sur de nouvelles règles d’indemnisation des chômeurs, qui durcissent le régime des cadres, seniors et intermittents, pour dégager des économies.